En savoir plus sur la santé respiratoire

Nous sommes nombreux à tenir pour acquis le fait de respirer sans effort. En général, nous inspirons et expirons sans même y penser. Mais c’est au moment où nous commençons à manquer d’air, comme lors d’une crise d’asthme, que nous réalisons à quel point respirer est vital. Pourquoi est-ce donc si important?

Absolument tout ce que nous faisons consomme de l’énergie : nous asseoir, nous tenir debout, penser, cligner des yeux... Tout, sans exception!Avant que nous puissions bénéficier de l’énergie contenue dans les aliments que nous mangeons, celle-ci doit d’abord être convertie en une forme utilisable par le corps, qu’on appelle l’ATP. Connu sous le nom de respiration cellulaire, le procédé par lequel la nourriture est transformée en énergie requiert de l’oxygène, qu’il puise dans l’air que nous respirons. La fabrication d’ATP rejette deux déchets : de l’eau, dont se sert notre corps, et du dioxyde de carbone, que nous expirons par les poumons. Sans cet échange d’oxygène et de dioxyde de carbone dans les poumons, notre corps ne pourrait pas convertir la nourriture en énergie.

Nous respirons en permanence de la pollution, des virus et des toxines, c’est pourquoi le corps est équipé d’un système de défense naturel qui contribue à réparer les poumons et à combattre de potentielles infections. Les bronches sont tapissées de mucus, chargé de capturer les particules étrangères. Nous sommes également dotés de cils vibratiles (semblables à de minuscules doigts) chargés de faire remonter le mucus vers la gorge afin que nous puissions l’évacuer. Il s’agit en quelque sorte d’un escalier roulant destiné au mucus, fonctionnant sans interruption pour nettoyer les poumons.

Dans les poumons, on retrouve aussi des antioxydants et des médiateurs détoxifiants, qui préviennent et réparent les dommages causés par l’inhalation de polluants et de toxines, ainsi que des cellules immunitaires spécifiques qui nous empêchent de tomber malades.

Lorsque nous nous trouvons hautement exposés aux toxines, à la fumée ou à d’autres particules, les systèmes de défense naturels des poumons ont du mal à tenir le rythme, ce qui affecte la capacité de notre corps à transformer l’oxygène en dioxyde de carbone. Une fonction respiratoire réduite peut conduire à de la fatigue, notre corps ne pouvant plus produire assez d’énergie. Elle peut également induire des symptômes comme la toux, des infections respiratoires fréquentes, des crises d’asthme ou une production excessive de mucus. Certaines maladies, comme la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ou l’asthme, peuvent réduire la fonction respiratoire, tout comme le fait de fumer.

Les conseils de la Dre Hilary : changer ses habitudes pour améliorer sa santé pulmonaire

  • Limiter les glucides, en particulier les sucres raffinés : lorsque notre corps transforme les glucides en énergie, nous produisons du dioxyde de carbone. La métabolisation des protéines et des graisses, quant à elle, produit moins de dioxyde de carbone, ce qui facilite notre respiration.
  • Arrêter de fumer et de vapoter : dans le mois qui suit l’arrêt de la cigarette, la fonction et la capacité pulmonaire s’améliorent, tandis que la toux et l’essoufflement diminuent. Après six à neuf mois, les cils vibratiles sont cicatrisés et la fréquence des infections pulmonaires diminue.
  • Maintenir son poids santé : si l’on souhaite perdre du poids, 1 à 3 livres par semaine est un objectif idéal pour obtenir des résultats durables. Il est essentiel que la perte de poids s’inscrive dans le cadre d’un régime équilibré, riche en aliments complets, en viande et en poisson maigres, en fruits et légumes, mais également en noix et en graines.
  • Optimiser son taux de vitamine D : maintenir un taux de vitamine D adéquat assure le bon fonctionnement du système immunitaire et de la fonction pulmonaire. La seule façon de connaître votre niveau de vitamine D est de faire des analyses sanguines. Votre médecin se basera ensuite sur les résultats pour décider du dosage de suppléments en vitamine D adapté à votre situation. Maintenir un taux de vitamine D adéquat peut réduire la fréquence et la gravité des crises d’asthme.
  • Bien s’hydrater : boire suffisamment d’eau contribue à fluidifier le mucus présent dans les bronches et vous permet de mieux respirer. Essayez de boire au moins deux litres d’eau par jour, voire plus lorsqu’il fait chaud ou que vous faites de l’exercice physique.
  • Améliorer la qualité de l’air ambiant : installez un purificateur d’air à filtre HEPA chez vous pour améliorer la qualité de l’air de votre intérieur, passez régulièrement l’aspirateur et une vadrouille humide pour limiter l’accumulation de poussière, et utilisez le moins de produits parfumés possible.

La santé pulmonaire est un élément clé dans le maintien d’un bon état de santé général. L’échange d’oxygène et de dioxyde de carbone qui se produit dans les poumons permet à notre corps de convertir les aliments en énergie. Lorsque nous inspirons de l’air, nous inspirons également des toxines et des polluants. C’est pourquoi des poumons en bonne santé s’autonettoient de façon continue afin de permettre un échange d’oxygène optimal. Or, chez certaines personnes, notamment celles qui souffrent d’asthme et de BPCO, ainsi que chez les fumeurs, le mécanisme d’autonettoyage ne fonctionne pas de façon optimale.





































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